L`oracle des Sybilles...
Une sibylle est une prophétesse, une femme qui fait des prédictions.

Quelles différences entre sibylle et pythie ? Premièrement, la Pythie a un statut institutionnel, elle est associée au sanctuaire de Delphes, alors que la Sibylle donne une divination occasionnelle, indépendante, nomade.

Deuxièmement, la Pythie n'est que le porte-parole du dieu, elle répond aux questions qui lui sont adressées, alors que la Sibylle parle à la première personne, revendique l'originalité de sa prophétie et le caractère indépendant de ses réponses.

Troisièmement, on imagine la Pythie jeune (c'est, à l'origine, une jeune fille vierge), mais la Sibylle vieille.

Quatrièmement, la Pythie apparaît en Grèce après la première Sibylle (Hérophile), les Sibylles sont venues d'Asie Mineure au VIIIe siècle av. J.-C.

Cinquièmement, malgré certaines images poétiques (Lucain, Virgile), la Pythie est plutôt posée, même si elle est en transe, alors que la Sibylle "dit l'avenir d'une bouche délirante".
Dans la mythologie grecque, la Sibylle est une prêtresse d'Apollon qui personnalise la divination et prophétise. Elles le faisaient dans un langage énigmatique permettant de nombreuses interprétations, ce qui les mettait à l'abri de toute contestation ultérieure.

Cette pratique, ainsi que l'ambiguïté de leur apparence, a donné le qualificatif de « sibyllin » qu'on attribue à des écrits ou des paroles obscures, énigmatiques, mystérieux ou à double sens.

La sibylle figure l'être humain élevé à une dimension surnaturelle, lui permettant de communiquer avec le divin et d'en livrer les messages, tels le possédé, le prophète, l'écho des oracles, l'instrument de la révélation. Les sibylles furent considérées comme des émanations de la sagesse divine, aussi vieilles que le monde, et dépositaires de la révélation primitive : elles seraient à ce titre le symbole même de la révélation [réf. souhaitée]. Aussi n'a-t-on pas manqué de rapprocher [réf. souhaitée] le nombre des douze sibylles de celui des douze apôtres et de peindre ou de sculpter leurs effigies dans des églises.


Les Sibylle témoignent de l'importance des croyances dans les pouvoirs divinatoires de certaines personnes dans l'antiquité : prophètes, pythies, et oracles…

Les origines du mythe ainsi que l'étymologie du terme sont incertains et disputés. On a pu les chercher dans le monde indo-européen, par analogie avec des termes sanskrit par exemple, aussi bien que dans la Mésopotamie antique.

L'oracle de Delphes est resté très vivant et consulté jusqu'au IIe siècle av. J.-C. Les empereurs de Rome sont peu à peu venus non pour demander des oracles, mais pour piller le sanctuaire.

La Grèce se dépeuple et le sanctuaire a de moins en moins de clients, on ne construit plus de nouveaux monuments pendant cette période, Plutarque est désolé de ne voir la Pythie au travail qu'une fois par mois.

Pausanias constate la dégradation terrible du sanctuaire d'Athéna Pronoia.

Le monde grec s'effondre et Delphes en subit la marée. Les débuts de l'ère chrétienne vont lui porter le coup de grâce. ; les chrétiens, vont véhiculer une image fausse, celle d'une femme hystérique et droguée, et en transmettant des textes erronés, ont participé grandement à son abandon.

Parmi les témoignages les plus sûrs, nous avons ceux de Plutarque (v. 46-v. 120 ap. J.-C.), qui a assumé pendant 30 ans la charge de prêtre du temple d'Apollon, pendant les jeux pythiques, c’est-à-dire une fois tous les quatre ans.

Nous savons grâce aux fouilles menées à Delphes que le sanctuaire a été l'un des plus fréquentés et des plus riches. Pour plus de détails sur le sanctuaire lui-même
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